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Deuxième Min de France… tenir son rang !

Le 25/04/2023 à 19:16 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Deuxième Min de France… tenir son rang !
@MIN

Trois ans après son déménagement à Rezé, les responsables du Min de Nantes ont fait le point sur un outil qui a trouvé sa vitesse de croisière… en espérant voir un nouveau bâtiment sortir de terre.

Situé en bordure de périphérique, le déménagement en 2019 du Min (Marché d’intérêt national) de Nantes Métropole a fait ses preuves. Si certains l’ont regretté, les chiffres montrent que ce déplacement n’a pas amputé les ailes de la structure, malgré la succession de crises (Covid, énergie, inflation…). De 3 500 acheteurs à l’ancien Min, on en compte 4 500 aujourd’hui et de 800 emplois, on atteint le millier actuellement. Le niveau d’occupation des cases s’élève à 98 %, autant dire quasi-plein avec cinq cases supplémentaires occupées en 2021. Comme le dit le directeur général de la Semminn (société gestionnaire et exploitante du Min), Amaury Hanotaux, « c’est un lieu totem, locomotive du Grand ouest » qui veut rayonner de Brest à La Rochelle, en passant par Angers, Tours et Le Mans… Pas si extravagant que cela si l’on considère que l’outil est le deuxième de France. Le marché se veut donc moteur dans le secteur. « Nous souhaitons accompagner des jeunes entreprises pour qu’elles puissent se développer », confie Mahel Coppey, présidente de la Semminn. Parmi les belles réussites, on peut citer le carreau des producteurs-vendeurs qui a intégré de nouveaux agriculteurs.

 

Un projet de nouveau bâtiment

Dans le fond du Min, il reste une bande de terre sur laquelle le directeur général et la présidente de la Semminn aimeraient bien voir sortir un nouveau bâtiment aux fonctions transversales. Les responsables parlent d’un bâtiment-phare autour d’enjeux liés à la logistique, la transformation, la foodtech… Ce lieu accueillerait également des formations communes à plusieurs entreprises présentes au Min (informatique…) ou des étudiants (un contact est pris notamment avec l’association Apprentis d’Auteuil), des syndicats professionnels, etc. Ce serait une sorte d’incubateur au sein de l’écosystème du Min et qui faciliterait la mise en relation des acteurs des filières. Ce bâtiment serait construit sur trois étages de 1 500 m2 chacun, pour un coût total prévisionnel de 11 millions d’euros. Reste que le donneur d’ordre, Nantes Métropole n’a pas encore acté ce projet !

 

Tri des déchets et anti-gaspillage au menu

Fin 2022, le Min est parvenu à trier 87 % des déchets produits, qui sont entièrement valorisés par la suite, et l’objectif à 2025 est d’atteindre 90 % de tri. Dans ce domaine, les actions se superposent pour réduire le volume de perte. La Semminn explore une piste de réutilisation des cagettes bois ou plastique, plutôt que la destination « incinérateur » actuellement. Les premiers échos sont favorables parmi les professionnels, d’autant qu’avec l’augmentation des coûts, elles représentent une charge supplémentaire. 

Les biodéchets du Min sont aujourd’hui dirigés vers le méthaniseur de Machecoul (44). Des camions les transportent vers le site de GRDF. La Semminn voudrait faire rouler ses poids-lourds au méthane pour apporter encore plus de cohérence à ce circuit vertueux. 

Et la manière la plus noble de recycler les invendus passe par la voie de la solidarité. L’optimisation en trois ans a été remarquable puisque de 420 tonnes de denrées invendues données au Secours populaire (qui ensuite le redistribue à plusieurs associations caritatives), on est passé à plus de 1 200 tonnes par an en 2022. Le taux de perte des invendus a ainsi diminué de 30 % à 7 % !

 

Energie : amortir la note ! 
Le Min de Nantes est déjà engagé dans plusieurs actions et entend les poursuivre et les amplifier. Ainsi, toutes les toitures sont équipées de panneaux photovoltaïques. À l’heure où la facture d’énergie a explosé, le Min a été bien heureux de pouvoir disposer d’une petite part d’autoconsommation. Avec ses frigos, le besoin énergétique est fort et la facture pour les opérateurs a triplé, passant de 550 000 à 1,5 million d’euros. « Nous voulons augmenter la partie d’autoconsommation de 7 à 13 % d’ici 2025 », explique Amaury Hanotaux. Pour atteindre cet objectif, « la loi a évolué et nous allons avoir la possibilité d’acheter en direct l’énergie produite sur place », avec la limite que les acteurs du Min travaillent surtout en période nocturne. Le Min va aussi intégrer un consortium d’achat au 1er janvier 2025 avec Nantes Métropole. 
 

Delphine Cordaz

   

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