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Loire-Atlantique - Le GDS 44 s'engage avec les éleveurs dans l'éradication de la BVD

Journaliste - Loire-Atlantique agricole
Le 09/12/2019 à 11:12 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Loire-Atlantique - Le GDS 44 s'engage avec les éleveurs dans l'éradication de la BVD

Les 7 réunions d’automne du GDS 44 ont rassemblé environ 300 éleveurs, autour d'un thème unique : le lancement de la première étape d’un plan visant, à terme, l’éradication de la BVD. Toute l’Europe est concernée. La France veut rejoindre les pays ayant des situations plus favorables que la sienne.

Après avoir été longtemps surveillée, la diarrhée virale bovine (BVD) est désormais clairement dans le collimateur des autorités sanitaires françaises : un arrêté a été publié cet été, qui détaille la mise en œuvre d'un programme national de surveillance et d’assainissement, première étape vers l'éradication de cette maladie.
Ce plan de lutte contre la BVD se lance dans le cadre d’une harmonisation européenne : en Europe, beaucoup de pays ont des situations plus favorables vis-à-vis de la maladie. Les pays nordiques (Finlande, Suède, Danemark), ainsi que la Suisse, l’Autriche et des provinces italiennes l’ont officiellement éradiquée. L’Allemagne, l’Irlande, la Belgique sont en cours d’éradication. La France démarre son plan cet automne.

Des effets variés et pénalisants

Beaucoup d’éleveurs ont eu, hélas, l’occasion de constater les effets du virus sur leurs troupeaux. « La BVD est impliquée dans environ un quart de nos « coups durs » » décrit Benoit Michenot, technicien au GDS. Si la forme aigüe est rare (maladie des muqueuses), un passage de BVD se fait remarquer généralement par un ensemble de troubles variés : baisse de la fertilité, avortements, diarrhées ou troubles respiratoires chez les veaux…
Les pertes, directes ou indirectes, liées à la BVD ont été chiffrées : à l’échelle de la France, ce serait 30 M €/an. Pour le département, environ 900 000 €, sachant qu’un élevage atteint peut se retrouver avec plus de 15 000 € de perte en un an. La lutte contre la BVD qu’engage la France est également motivée par la nécessité d’être au même niveau sanitaire que les éventuels concurrents à l’export.
Pour engager son plan de lutte, la France offre le choix de s’appuyer sur les systèmes de surveillance déjà existants, notamment ceux déployés par les GDS. L’Allemagne, par exemple, a fait un choix différent : Outre-Rhin, tous les veaux qui naissent sont désormais dépistés sur la présence du virus, en même temps que le bouclage (boucles avec prélèvement de cartilage).

Surveillance obligatoire pour tous sur lait et sérums

En France, le programme sera supporté financièrement par les éleveurs, sans financement public. Le pays engage son plan avec l’objectif de dépenser trois fois moins que ses voisins, tout en apportant un objectif de résultat équivalent et en bénéficiant de son expérience : en Pays de la Loire, la BVD est surveillée depuis 20 ans dans les élevages laitiers et depuis 5 ans dans les élevages viandes. Grâce à ces dépistages, il est déjà établi que 65 % des troupeaux sont sains dans la région. En Loire-Atlantique, le pourcentage d’élevages sans BVD est même de 70 % (avec de grosses différences selon les secteurs). Un pourcentage qui n’a d’ailleurs jamais cessé d’augmenter au fil des années : «  Il y a 20 ans, nous avions 70 % d’élevages positifs au BVD ».
Concrètement, que va induire le nouveau plan BVD ? Tous les éleveurs de bovins, adhérents ou non du GDS, seront obligés de surveiller régulièrement la présence d’anticorps anti-BVD dans le lait de tank (deux fois par an) ou dans les mélanges de sérum (une fois par an, pour les allaitants). Si les analyses détectent des anticorps, et donc un passage du virus sur le troupeau, un plan complet est alors mis en place (1) avec recherche, cette fois, du virus, et plus seulement des anticorps antivirus.

La traque des IPI

Ce plan aura pour objectif en particulier de détecter si le troupeau comporte un animal IPI : infecté permanent immuno-tolérant. Ces animaux particuliers ont été contaminés par le virus alors qu’ils étaient dans le ventre de leur mère. Eux n’ont pas été affectés par le virus, mais ils l’ont intégré à leur matériel génétique : ils ne le considèrent pas comme « étranger », et donc ne produisent pas d’anticorps contre lui.  En revanche, ils sont excréteurs à vie de ce virus : ce sont eux qui contaminent massivement le troupeau !
«  Dans les tests que nous avons faits les années précédentes (2), dans la moitié des élevages détectés comme positifs en anticorps, on n’a pas retrouvé un animal IPI » prévient Caroline Lantuejoul, vétérinaire au GDS 44. La contamination a pu être transitoire, et dans ce cas-là, les analyses suivantes seront négatives. En revanche, dès qu’un animal IPI est repéré, le plan prévoit son élimination sous 15 jours.
Les mouvements d’animaux sont aussi particulièrement ciblés : de plus en plus, les ventes devront se faire uniquement sur des animaux « garantis non IPI ». Vendeurs et acheteurs ont tout intérêt à s’en assurer. Les rassemblements d’animaux sont également des sources potentielles de contamination. Dans ce cas, la vaccination est fortement conseillée.
« Si on s’y met tous ensemble, et en même temps, on peut faire du bon travail », assure Caroline Lantuejoul. Tous ensemble, ce sont donc les adhérents et non adhérents au GDS, ces derniers ayant à s’acquitter d’une prestation supplémentaire pour le dépistage. Et ce sont aussi les équipes du GDS, en concertation avec les vétérinaires traitants des élevages.





(1)    Sauf dans le cas des élevages qui vaccinent : eux ont des anticorps antivirus (en réaction au vaccin), sans forcément avoir eu le virus chez eux. Ceux-là devront dépister des animaux « naïfs », non vaccinés, pour savoir si il y a ou pas, circulation virale.
(2)    Mise en place du dépistage systématique sur des zones représentant 5 %, puis 10 % du département.


 

   

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