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Magazine - Voyage en terroirs connus
Le 01/12/2024 à 10:00 I
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@CAPDL
Le muscadet attire de nouveaux candidats à l’installation. Son secret tient en deux ingrédients : accès au foncier et dynamique de territoire. L’antenne de Clisson de la chambre d’agriculture a organisé un Vitibus, dont l’objet est d’emmener des porteurs de projet dans des exploitations viticoles à reprendre tout de suite ou dans quelques temps. Pour certains, c’était « voyage en terre connue ». Des locaux faisaient partie des potentiels repreneurs. Eux connaissent le contexte local. Mais, parfois, il faut s’entendre dire des choses des « étrangers » ! Quelques-uns étaient intéressés par les terroirs du muscadet. Et leurs expériences précédentes sont riches d’enseignements. Mathieu a porté deux projets, un à Cahors et un autre en bordelais. Les deux se sont soldés par des échecs. Il est venu chercher en muscadet la terre promise : « le foncier viticole, pour un primo-accédant, est abordable ici. On peut s’installer ». Thomas et Marion, un couple venant de l’Orléanais, ont connu le même écueil. Pour eux, des domaines en Bourgogne ou en Champagne sont clairement inabordables. « On est venu pour s’ouvrir le champ des possibles. On recherche un beau terroir avec du patrimoine historique. Et on a vu des choses qui peuvent coller avec ce qu’on recherche. C’est une belle surprise. On a fait des rencontres intéressantes. » Une dynamique de groupe « C’est un vignoble intéressant. Car le seul truc à regarder quand on veut reprendre un domaine, c’est le terroir. C’est ce qui donne le vin », explique Mathieu. Et d’ajouter : « On sent dans le muscadet une dynamique commerciale, avec un environnement porteur, pêchu. C’est rassurant quand on veut s’installer. À Paris, il y a deux ans chez mon caviste, il n’y avait pas de muscadet. Aujourd’hui, il a dix références… jusqu’à 30 € la bouteille ! » Un sentiment que partage aussi Thomas : « Il y a un vrai dynamisme de la part du muscadet, c’est un cru qui va dans le bon sens, avec un foncier viticole accessible. Ici, on sent qu’on est les bienvenus, ce qui n’est pas forcément le cas dans les autres appellations. » Mathieu et Thomas font émerger aussi un autre point fort, avec une appellation sur un espace étendu, avec la grande ville un peu plus éloignée. « À Bordeaux, les PLU évoluent en permanence et on se retrouve dans des ZNT*. La culture de la vigne disparaît avec la pression foncière. » S’approprier la diversité Les organisateurs du Vitibus avaient pris soin de leur organiser un parcours avec cinq domaines autour de Clisson, pas encore inscrits au Répertoire départ installation, avec des caractéristiques différentes (conventionnel ou bio, avec ou sans caveau d’accueil...). Les « visiteurs » ont aussi apprécié l’ouverture d’esprit de leurs hôtes, notamment sur la question des habitations (parfois un frein aux transactions) et sur les formes de reprise (cession immédiate ou progressive, association, etc.). Édith et Émile, qui travaillent dans la vigne depuis dix ans, ont participé par « curiosité, pour rencontrer d’autres viticulteurs, voir comment fonctionnent les autres domaines ». Tous ne sont pas aussi avancés dans leur projet d’installation. Pierre, qui a passé son BP REA il y a deux ans, est venu à « la pêche aux infos. Je compte m’installer dans trois ou quatre ans, je suis en pleine réflexion. Je sais ce que je veux, mais il y a plein de moyens pour y arriver ». Quand l’aiguille de la boussole vacille, des initiatives comme le Vitibus peuvent aider à retrouver le nord : « le Vitibus donne de l’espoir : voir des cédants qui ont une vision ouverte, d’autres porteurs de projet… C’est utile », confie Thomas. Delphine Cordaz Ecrire un commentaire |
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