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Pays de la Loire - Convertir mon exploitation en bio ?

Journaliste - Loire-Atlantique agricole - Agri44
Le 23/04/2018 à 15:00 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Pays de la Loire - Convertir mon exploitation en bio ?

Les conversions en agriculture biologique sont toujours en plein essor et concernent tous les systèmes rencontrés dans la région.

Sur le plan national, l'Agence bio recense 36 664 fermes menées en bio au 31 décembre 2017 : en augmentation de 13,6 % par rapport à 2016. Ces exploitations mettent en valeur 1,77 million d'hectares pour une estimation de 6,5 % de la SAU nationale. Rappelons que la SAU bio 2007 n'était que de 500000 ha.
L'Observatoire régional de l'agriculture biologique recense 2 536 exploitations menées en bio en 2 016 pour 150 558 ha. Les estimations de conversions/installation 2 017 (non consolidées) font état d'une augmentation de 9 % de la SAU pour atteindre 164 000 ha. Avec 310 conversions nouvelles en 2017, on estime aujourd'hui à 10 % les exploitations de la région menées en bio.
Les motivations pour convertir son exploitation en bio sont nombreuses et diversifiées. Lassitude et dépit devant un prix conventionnel peu rémunérateur peuvent être déclencheurs d'un appel téléphonique pour se renseigner sur la bio. Cependant, les raisons pour s'engager dans ce changement sont plus diverses :
• prolonger une conduite visant l'autonomie alimentaire sur l'élevage ;
• arrêter l'usage du pulvérisateur et des produits phyto ;
• questionnement sur la santé pour soi-même ou pour le consommateur de ses produits ;
• quête de sens du métier, volonté de redécouvrir et de s'approprier les fondamentaux d'agronomie ;
• projet de mettre en place une ferme à taille humaine en portant attention au travail ou à l'autonomie de décision ;
• souhait de s'inscrire dans un marché en plein essor, encore en manque structurel de matières premières pour satisfaire un boom de la consommation bio. Ainsi, le marché bio dépasse les 8 pour 2 017 contre 7,15 Mde en 2 016. Selon les types de distribution (magasins spécialisés bio, grandes surfaces, drive des grandes enseignes), la progression 2 017 par rapport à 2 016 va de + 15 à + 33 % de ventes !

Quel débouché pour mon produit bio demain ?

Devant l'essor des conversions, on est en droit de se demander : « Jusqu'à quand le marché absorbera-t-il la production ? » À cette interrogation, voire inquiétude, la plupart des opérateurs économiques apportent des arguments rassurants :
• la consommation française croît plus vite que la production au point que notre autosuffisance en denrées bio perd quelques points. La présence de produits bio en restauration hors domicile progresse également appuyée par la structuration de la logistique entre production, éventuelle première transformation et utilisation en cuisine.
• Les distributeurs ont donné des signes forts, il y a quelques mois, sur les œufs cage qui ne feront plus partie des articles référencés : les mises en place de pondeuses plein air et bio en particulier s'envolent.
• Certains opérateurs travaillent depuis plusieurs années déjà en contrats tripartites (production/transformation/distribution) avec une lisibilité pluri-annuelle.
• D'autres ont fait le pari du grand export, pour du lait infantile notamment.
• Nos voisins européens, en particulier les Allemands, consomment eux aussi de plus en plus bio.
• Le marché des grandes cultures est très tendu avec une concurrence de cultures à destination de la consommation humaine en direct et des fabricants d'aliments du bétail dans l'obligation de sécuriser leurs approvisionnements pour nourrir par exemple les 4,4 millions de poules pondeuses bio françaises.
• Outre les conversions, il est également nécessaire de renouveler les générations et ne pas perdre de terres et de volumes bio à l'occasion de départs à la retraite.
• Pour des productions le plus souvent en vente directe comme le maraîchage, sur certaines zones des exploitations ont des clients potentiels … en liste d'attente tout simplement car ils n'ont pas les moyens (surface, main-d'œuvre etc. ) pour produire plus !
• Des magasins spécialisés bio sont aussi en déficit de production locale qu'ils souhaitent pourtant mettre en avant.

Comment mener ma réflexion ?

Les étapes 1 à 4 sont proposées : chaque porteur de projet peut juger de quel accompagnement il a besoin pour mener à bien sa réflexion. L'ordre ici décrit, s'il est logique, n'est nullement obligatoire : les rencontres et visites nourrissent le projet tout au long de la réflexion et même après la conversion.
L'étape 5 peut intervenir plus tôt, notamment si les interlocuteurs actuels de la ferme n'ont pas d'activité bio et sera remplacée, très en amont du projet, par une étude de marché dans le cas de commercialisation en circuits courts.
Sur le plan administratif et réglementaire seule l'étape 6 est OBLIGATOIRE : chaque nouvel opérateur en bio doit :
• choisir et contractualiser auprès d'un organisme certificateur qui contrôlera le respect effectif du cahier des charges bio dans la conduite de la ferme;
• se notifier à de l'Agence Bio, c'est-à-dire se faire connaître comme nouvel opérateur en bio en France.
Le plus simple est de concrétiser ces deux démarches le même jour, dans le cas contraire, la date la plus tardive vaudra « entrée en conversion bio », les premiers produits seront commercialisés en bio deux ans après cette date dans le cas général.

Tous les voyants au vert ?

Pas tout à fait ! Les évolutions techniques, parfois très fortes, pour passer d'une conduite conventionnelle à une conduite en bio ont besoin d'être sécurisées financièrement. C'est l'objet des aides conversions du second pilier de la PAC. Ce soutien des pouvoirs publics reconnaît aussi ce qu'un travail Inra Itab a nommé « les Aménités positives de la bio », c'est-à-dire les services rendus à la collectivité, à l'environnement par une conduite en bio. Or, la très forte dynamique en Pays de Loire depuis 2 015 a consommé les financements disponibles pour la période 2014-2020. Certaines exploitations sont dans l'attente de clarifications sur les aides de la campagne 2018 pour s'engager ce printemps ou alors reporter de quelques années la conversion effective… au grand dam des collecteurs laitiers ou céréaliers en recherche de nouveaux volumes !

Brigitte Lambert

   

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