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Loire-Atlantique - Alimentation et changements climatiques : adaptation et attenuation

Journaliste - Loire-Atlantique agricole
Le 03/10/2019 à 17:12 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Loire-Atlantique - Alimentation et changements climatiques : adaptation et attenuation

« Alimentation et changements climatiques : s’adapter ou disparaitre ? » C’est avec ce titre un peu apocalyptique que s’est tenue une journée de conférences, le jeudi 26 septembre dernier, dans le cadre des « Tables de Nantes, l’évènement », qui se déroulaient à Nantes du 25 au 29 septembre.

 « L’alimentation durable se définit comme l’ensemble des pratiques alimentaires qui visent à nourrir les femmes et les hommes en qualité et en quantité, aujourd’hui et demain, dans le respect de l’environnement ». (définition donnée par l'Ademe)

Le 26 septembre dernier, des  intervenants variés, chercheurs, consultants, ingénieurs, responsables de coopératives et de la grande distribution, élus, agriculteurs, tous acteurs et observateurs aguerris de l’alimentation et du changement climatique,  se sont interrogés sur les rapports entre alimentation et changement climatique.

Vignes plus précoces, prairies désséchées : tout le monde est concerné

Les ingénieurs de l’Ademe, qui ont réalisé une étude autour des stratégies d’adaptation des filières agroalimentaires, avec trois exemples pilotes (pommes, bovins charolais, maïs), sont formels : à aucun moment, ils n’ont rencontré de déni du changement climatique : « La plupart des acteurs sont prêts à se projeter, mais c’est difficile de le faire sur un moyen terme, eux qui sont habitués à raisonner à court terme ».
« Tout le monde est concerné », remarque Jérôme Mousset de l’Ademe, qui souligne que les chambres d’agriculture le sont depuis longtemps, avec le projet Oracle et la méthode Climagri. Nier le changement climatique serait difficile, tant les agriculteurs le ressentent au niveau de leurs productions : en vignes, ce sont des dates de débourrages de plus en plus précoces, qui rendent les bourgeons plus sensibles au gel d’avril ; en bovins, ce sont des fortes chaleurs et sécheresses qui se reproduisent de plus en plus fréquemment, mettant à mal les productions fourragères et les organismes des animaux.
« N’oublions pas que le changement climatique, c’est un réchauffement sur le long terme, mais surtout, des aléas climatiques de plus en plus fréquents », rappelle Thierry Caquet, directeur scientifique environnement à l’Inra. Certes, les agriculteurs sont habitués à gérer des fluctuations du climat, « mais là, c’est encore plus variable, on s’écarte du connu ».  

S’adapter et atténuer

Même si ces changements et aléas sont parfois bénéfiques (les degrés augmentent dans les vins !), ils sont pour la plupart préjudiciables. Les agriculteurs mettent en place des stratégies d’adaptation. En vigne, par exemple, on essaye de retarder le débourrement par une taille plus tardive, ou on travaille le sol pour faciliter l’accès à l’eau par les plantes.
En viande bovine, les pistes explorées par la ferme expérimentale de Thorigné d’Anjou sont multiples : implantation de nouvelles espèces prairiales, semis sous couvert, changement de ressources fourragères…
« Parfois, il ne suffit pas de changer de variétés ou de dates de semis, il faut changer les systèmes », explique Jérôme Mousset. Et de citer l’exemple de l’agroforesterie, et qui, en plus de permettre de s’adapter, constitue aussi une voie d’atténuation du changement climatique. « On n’a pas le choix, il faut faire les deux,». Réinventer les rotations, produire des protéines, stocker de l’eau en hiver¬ « car l’irrigation n’est pas un gros mot ! », sont aussi des leviers sur lesquels les systèmes agricoles peuvent appuyer.

"La France est un jardin"

Durant cette journée, on a aussi beaucoup parlé d’approche globale, ou holistique, prenant en compte tous les aspects de la question, tout au long de la filière : techniques certes, mais aussi économiques, humains, sociaux, culturels…  « Il faut croiser les regards, croiser les échelles ».
Cela peut être, prendre un peu de hauteur pour rappeler, comme l’a fait la consultante Magali Sartre, que « l’agriculture française est la plus durable du monde. Lorsque des étrangers viennent, ils disent que la France est un jardin ». C’est aussi souligner que l’alimentation relève de la culture, de l’éducation et qu’elle est essentielle : «  On a oublié ce que représente la nourriture » estime Arnaud Leroy, président de l’Ademe.

"Soyez exigeants avec nous, mais dites nous dans quelle direction aller"

C’est aussi reconnaître les comportements « paradoxaux « des consommateurs, dont les demandes citoyennes ne correspondent pas toujours aux actes d’achats. « Nous voulons leur dire, vous avez raison d’être exigeant avec nous, mais dites-nous dans quelle direction aller», a ainsi plaidé Pascal Ballé, agriculteur et administrateur à Terrena.

Plus d'information dans l'édition du 4 octobre de Loire-Atlantique agricole.



 

   

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