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Loire-Atlantique - Les échanges parcellaires sont bons pour l'environnement !

Journaliste - Loire-Atlantique agricole
Le 24/10/2019 à 19:13 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Loire-Atlantique - Les échanges parcellaires sont bons pour l'environnement !

Des groupes d’échanges parcellaires multilatéraux se constituent un peu partout dans le département, à l’initiative des agriculteurs. Ces échanges parcellaires sont réputés avoir un impact positif pour l’environnement. Mais dans quelle mesure ? La chambre d’agriculture des Pays de la Loire et l’Ademe ont fait le calcul.

Cinq années, de 2010 à 2015 et une vingtaine de réunions ont été nécessaires pour que 175 ha soient échangés entre 8 exploitations agricoles du Bignon. Une procédure longue, qui a nécessité l’étude de plusieurs scénarios (échanger à plusieurs c’est plus complexe qu’à deux, mais c’est plus efficace !). Depuis 2015, plusieurs autres groupes d’agriculteurs se sont lancés dans cette démarche.

Objectiver l’impact environnemental

Si les échanges parcellaires sont faits pour faciliter le travail des agriculteurs, ils sont également réputés avoir un impact environnemental positif. Pour objectiver ce fait, la chambre d’agriculture et l’Ademe ont décidé de conduire une étude sur le groupe du Bignon, et de le faire trois ans après les échanges, pour que les nouvelles parcelles soient pleinement intégrées dans les systèmes des exploitations.
Anne-Sophie Boileau, chargée de mission climat à la chambre d’agriculture, a calculé plusieurs indicateurs environnementaux avant et après échanges parcellaires, sur cinq exploitations laitières ayant participé à l’opération. Les résultats de l’étude leur ont été présentés le 22 octobre dernier, à la mairie du Bignon, en présence du maire de la commune et de représentants des financeurs.
Comme le souligne en préambule Anne-Sophie Boileau, il est parfois difficile de démêler, dans les évolutions des exploitations, ce qui est dû aux échanges parcellaires du reste (par exemple, deux exploitations se sont converties au bio dans cet intervalle). La conseillère s’est cependant attachée à le faire en chiffrant avant/après les consommations d’énergie fossile, les émissions de gaz à effet de serre, le stockage du carbone, la gestion de la fertilisation ou encore les hectares de biodiversité entretenue.

Des pâtures accessibles, plus de prairies et de haies

Chaque exploitation a ainsi reçu « son propre bilan » : toutes se retrouvent avec des émissions nettes de CO2/1000 l réduites, et des performances économiques meilleures, avec moins de charges, en intrants et en mécanisation. L’ampleur de ces « progrès » est variable selon les exploitations, mais d’une manière globale, pour le territoire, Anne-Sophie Boileau chiffre ainsi l’impact des échanges des 146 ha : 62 ha en plus accessibles aux vaches, 30 ha nets de prairies en plus, ainsi que 1349 m de linéaires de haies.
Après les échanges parcellaires, la consommation de fuel a (très peu) augmenté (5800 litres), tout comme celle d’aliments achetés : 13 t en plus. Mais ceci est à relier surtout à la production globale de près de 500 000 litres de lait en plus ! En revanche, sur le plan des engrais minéraux, 25 t d’azote minéral ont été achetées en moins.

Près de 140 tonnes de CO2 en moins !

Au total, les échanges parcellaires entre les cinq exploitations ont permis d’économiser 132 tonnes d’éq CO2 et d’en stocker, en plus, 6 tonnes. Pour donner une image plus parlante, c’est l’équivalent de 630 000 km parcourus en voiture en moins, et du stockage supplémentaire en carbone de 12 t de bois sec !
En outre, le paysage a aussi été modifié, en un sens favorable à la biodiversité, puisque 30 ha de prairies ont remplacé des cultures et que le linéaire des haies s’est accru de 1349 m.

'On se déplace à pied, plus en tracteur'

Si ces chiffres sont évidemment parlants, les exploitants ressortent d’autres éléments positifs de cette expérience : ils estiment avoir gagné en efficacité et en qualité de leur travail. «  Désormais, on déplace nos animaux à pied et pas avec la bétaillère », témoigne l’un d’entre eux, «  et je préfère pousser mes vaches que d’être sur un tracteur dans le bourg ! ».  Le même raisonnement se fait pour la gestion de l’eau, ou des épandages : les parcelles étant plus proches des sièges, les transports ont été réduits et l’adduction d’eau a été possible.
Deux éleveurs jugent aussi que leurs animaux sont en meilleure santé, avec moins de boiteries et plus de surveillance possible des taries. Enfin, tous estiment que leurs fermes sont désormais plus transmissibles, et que les échanges parcellaires leur ont permis d’avoir plus d’opportunités et de souplesse dans leurs choix stratégiques.


plus d'informations dans votre édition du 25 octobre de Loire-Atlantique agricole


 

   

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