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Rendre son exploitation agricole la plus attractive possible

Le 03/02/2023 à 16:30 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Rendre son exploitation agricole la plus attractive possible

Florence et Rémy Rouaud, éleveurs à Derval, cherchent à valoriser le potentiel de leur troupeau et à transmettre une exploitation robuste et adaptable.

Dès son installation en 1994 à Derval, Rémy Rouaud, originaire de l’Ille-et-Vilaine, a fait le choix de la normande. « J’ai repris la ferme laitière d’un tiers et j’ai œnormandisé” le troupeau sur deux ou trois ans. À cette époque, j’avais 40 ha bien structuré et un quota de 200 000 litres de lait donc la normande répondait bien à mon envie de valoriser le pâturage avec une race aux taux élevés. » En 2009, son épouse Florence le rejoint ce qui permet de doubler le quota laitier, à 400 000 litres de lait. « Nous avions récupéré un peu de terre mais pas assez pour répondre à cette production. Nous achetions donc à l’extérieur », précise Florence. La ferme du Moulin à vent s’étendait sur 56 ha. 

Depuis 2019, la surface a quasiment doublé puisqu’elle atteint 90 ha. « Nous sommes bien plus à l’aise aujourd’hui. Nous n’avons plus besoin d’acheter de fourrage et nous produisons un tiers de notre protéine », confient Rémy et Florence. Les normandes sont nourries principalement à l’herbe (trèfle, RGA), de l’enrubannage de luzerne, de l’ensilage de maïs et sorgho et un concentré produit à la ferme (féverole et triticale). « Nous n’achetons plus que le tourteau de colza et le minéral. » 

Valoriser le potentiel du troupeau

La production des 70 normandes s’élève en moyenne à 7 200 kg/vache avec un TP à 37 et un TB à 43. « On a été plus élevé que ça mais nous avons récemment fait le choix de ne plus acheter de tourteau de soja donc nous avons un peu baissé en taux. En plus, cette année, nous avons des fourrages moins riches car j’ai mis la moitié de la quantité habituelle en azote, 9 t sur toute la fertilisation », explique Rémy Rouaud. Ce printemps, l’éleveur va augmenter cet apport d’azote car « le prix du lait est intéressant, à 550 €/1 000 l avec la plus-value en décembre, donc j’ai envie d’optimiser et de valoriser le potentiel de mon troupeau. Avec notre génétique, on peut produire plus donc on va y aller. » 

Au fil des années, la génétique a évolué grâce au génotypage. « Depuis quatre ans, tout est génotypé pour la totalité du troupeau. On va être amené à se séparer des moins bonnes souches. » Une dizaine de génisses sur 30 sont « intéressantes. Nous achetons quelques vaches à l’extérieur, notamment à des éleveurs qui partent à la retraite ». Rémy Rouaud procède également à des transplantations embryonnaires sur les meilleures souches avec Evolution. « On en fait trois ou quatre par an pour le schéma de sélection. On en vend une partie pour couvrir nos frais. » Dans l’OS, sur les 900 élevages de l’Ouest, le Gaec du Moulin à vent se situe dans le premier tiers avec un Isu (Index synthèse unique) à 123. Pour l’éleveur, les critères importants sont : les index fonctionnels (aplombs et mamelles), la production laitière (taux élevés) puis la viande (pour l’élevage de jeunes bovins).

Ma Normande locale

Au Gaec du Moulin à vent, tous les veaux sont élevés à la ferme ; les femelles pour le renouvellement du troupeau, et les mâles en jeunes bovins. « Ils partent à 21 mois et la moitié est élevée à l’herbe. Certains mâles, environ deux ou trois par an, partent pour la reproduction. » Grâce à la mixité de la race, Florence et Rémy Rouaud valorisent 50 % de leurs vaches de réforme via la filière de qualité Ma Normande locale (60 élevages des Pays de la Loire et de Bretagne certifiés Haute valeur environnementale). « La HVE justifie nos pratiques car nous n’avons rien changé pour obtenir la certification. Nous sommes dans une démarche d’autonomie. »

À une dizaine d’années de la retraite, le couple a atteint son rythme de croisière et cherche à rendre son exploitation la plus attractive possible afin de « donner des perspectives aux jeunes et de leur donner envie de se lancer dans l’élevage ». Rémy et Florence Rouaud ont plusieurs pistes de réflexion : construire un nouveau bâtiment qui permettrait d’accueillir plus d’animaux ou créer un bâtiment de stockage avec des panneaux photovoltaïques sur la toiture ou installer une éolienne. « Nous avons déjà fait des devis, un géobiologue est venu. Nous prenons le temps de mûrir notre projet car nous voulons répondre aux besoins des jeunes, avec la robotisation ou la production d’énergie, tout en améliorant notre confort de travail et le confort des animaux. »

 

Estelle Bescond


 

   

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