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Réseau - « C’est grâce à l’ensemble du réseau qu’on a obtenu ces avancées »

Le 09/02/2024 à 15:00 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Réseau - « C’est grâce à l’ensemble du réseau qu’on a obtenu ces avancées »

250 personnes étaient réunies hier à Bouvron pour l’assemblée générale de la FNSEA 44. Un rendez-vous annuel qui arrive après des semaines de fortes mobilisations.

Le secteur agricole a connu des mobilisations intenses ces dernières semaines, partout sur le territoire français. En Loire-Atlantique également, les agriculteurs ont enchaîné les actions pour porter au plus haut leurs revendications. Force est de constater qu’on a beaucoup parlé d’agriculture ces derniers jours… Il était temps ! La FNSEA a remis au Gouvernement un document avec une centaine de revendications. C’est dans ce contexte intense que s’est tenue l’assemblée générale de la FNSEA 44, à Bouvron, hier. Les responsables du bureau et des FCSEA ont pu prendre la parole pour exprimer leurs visions en présence du préfet, Fabrice Rigoulet-Roze (retrouver toutes les allocutions dans notre édition de la semaine prochaine).

Beaucoup de présidents de FCSEA sont revenus sur ces mobilisations qui ont marqué les esprits… aussi car les mots d’ordre faisaient écho aux préoccupations et dossiers locaux.

On marche sur la tête… Sur son territoire, François Michaud a pu « tester » le concept ! Sans concertation, la ZAR du Maupas a été étendue par les services de l’État : « Une fois de plus, l’administration agricole empile des normes tel un dictateur sans se soucier des conséquences pour le monde agricole. Les tentatives d’échanges avec les différents services administratifs restent vaines, sans considération. Ceci prouve bien que les prochaines discussions concernant la simplification administrative des normes risquent d’être bien compliquées. »

Incongrue… La loi Littoral, autre exemple cité par Didier Bonnet, de la FCSEA Pornic Pays de Retz et Sud Estuaire.  « Supposons, vous êtes agriculteur au sud de Saint-Père-en-Retz et vous subissez de plein fouet la hausse de l'électricité. Vous décidez d'installer un tracker, pas de problème, une déclaration de travaux et le tour est joué. Mais si vous habitez au nord de la commune de Pornic, ce n’est pas pareil. Il vous faut un permis de construire, donc commission des sites, un délai de quatre mois, un dossier d'insertion paysagère et qui se solde quelquefois par un refus. »

Persistance des sujets… comme celui des nuisibles qui prennent leur aise : « Nous avons d’abord le sanglier avec ses dégâts habituels sur les cultures et une nouveauté cet hiver, il vient s’attaquer directement aux tas d’ensilage dans l’enceinte des exploitations, comme quoi ils n’ont peur de rien, car on constate des traces également proche des bourgs et des maisons. Donc vous, les services de l’État, comment pensez-vous réguler cette population qui est devenue très envahissante ? », a interrogé François Pedron, de la FCSEA de la Presqu’île et Pays de Redon. 

Pour faire le lien entre toutes les interventions, Vincent Gautier, du Pays d’Ancenis, a synthétisé en une phrase les doléances de tous  : « Il faudra que le gouvernement tienne ses promesses et que l'administration les applique et se garde de faire du lobbying administratif et écologique. »

Des mobilisations payantes

Thierry Coué, secrétaire général adjoint de la FNSEA, était l’invité de cette assemblée générale. Le responsable national est revenu sur la force qu’a constituée le réseau : « Déjà, je voudrais féliciter les agriculteurs et les responsables du réseau de Loire-Atlantique pour les mobilisations. Je suis allé sur le blocage du pont de Cheviré. C’est grâce à l’ensemble du réseau qu’on a obtenu l’assentiment de l’opinion et la prise en compte de nos revendications car justement, on avait l’opinion avec nous. L’ampleur de ce mouvement est la conjonction de plusieurs facteurs : nous avons eu une fenêtre médiatique qui s’est fait le relais de notre mouvement et l’ensemble des agriculteurs a senti qu’il fallait y aller. L’ensemble des responsables départementaux du réseau a joué le jeu. Nous sommes un syndicat qui représente plus de 50 % des agriculteurs, on ne peut pas ne pas en tenir compte. C’est la démocratie. Je tiens à remercier le réseau car, sans lui, on n’aurait rien fait. On a été extrêmement visé sur notre capacité à ne pas exercer de violences. Nos contradicteurs nous seraient tombés dessus ! Le réseau a maîtrisé les choses et ça s’est vu. C’est important dans le climat actuel. On a mis les sujets sur la table en respectant les biens d’autrui. On ne peut pas être tenu pour responsable de ce qui s’est passé hors de notre réseau. »

Des maux exprimés depuis longtemps

Les revendications portées par les agriculteurs lors des dernières mobilisations ont souvent été dites lors des discours en assemblées générales départementales. « Évidemment, l’ensemble des revendications venaient des territoires. Ces revendications s’inscrivent depuis longtemps dans les demandes de chaque filière. Aujourd’hui, l’ensemble des pays européens est en train de montrer qu’il y a un manque d’études d’impact dans les décisions, un manque de dialogue avec la profession. On a vu un manque de réactivité du Parlement européen et des gouvernements avec la guerre en Ukraine sur son impact sur l’économie agricole. Le rejet des technocraties s’amplifie. Maintenant, il faut se poser des questions : comment redonner le goût pour ces productions ? Comment mettre en place des politiques incitatives plutôt que réglementaires ? On a mis tout ça sur la table. On a trois semaines pour corriger l’existant et anticiper l’avenir », annonce Thierry Coué. 

Après ces actions des exploitants agricoles, l’opinion publique a pu retenir au moins deux idées-maîtresses, formulées par Thierry Coué : « Le niveau des revenus des agriculteurs est insuffisant pour répondre aux différents objectifs qu’on leur assigne, notamment des objectifs de compétitivité qui ne peuvent être remplis. L’opinion a aussi pris conscience qu’on ne pouvait pas réclamer au monde agricole ce qu’on n'exige pas des autres pays. Aucun secteur ne fonctionne comme ça. Pourquoi un produit agricole qu’on ingère peut-être produit d’une façon qu’on n’admet pas chez nous ? »

Delphine Cordaz

   

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